Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 18:39

Catrina Stewart a vu une vidéo qui dévoile toute la brutalité des interrogatoires des jeunes Palestiniens.



L’enfant, frêle et de petite taille lutte pour rester éveillé. Sa tête dodeline et à moment donné tombe sur sa poitrine. "Lève la tête ! Lève la tête !" hurle un de ceux qui l’interrogent en le giflant. Mais à ce stade le gamin s’en moque car, depuis qu’il a été arraché à sa famille à la pointe du pistolet à 2H du matin, cela fait 12 heures qu’il ne dort pas. "Laissez-moi partir" supplie-t-il en pleurant, il faut que je dorme."

Pendant la vidéo qui dure 6 heures, Islam Tamimi, un jeune Palestinien de 14 ans, épuisé et apeuré est progressivement brisé au point de se mettre à dénoncer des hommes de son village et d’inventer les contes fantastiques qu’il croit que ses bourreaux veulent entendre.

C’est un document exceptionnel auquel the Independent a eu accès car il donne un aperçu d’un interrogatoire israélien qui est presque un rite de passage imposé chaque année à des centaines d’enfants palestiniens accusés de jeter des pierres.

Israël a défendu ses actions avec énergie en affirmant que le traitement des mineurs s’était énormément amélioré depuis la création du tribunal militaire pour enfants. Mais les enfants qui se sont trouvés confrontés au brutal système de justice de l’occupation racontent autre chose.

"Le problème commence bien avant que les enfants ne soient amenés au tribunal. Il commence au moment de l’arrestation" selon Naomi Lalo, une militante de No Legal Frontiers, un groupe israélien qui surveille l’action des tribunaux militaires. C’est pendant l’interrogatoire que "leur destin est scellé" dit-elle.

Sameer Shilu, qui a 12 ans, dormait quand les soldats ont enfoncé la porte de sa maison pendant la nuit. Son frère et lui sont sortis de leur chambre les yeux ensommeillés et ont trouvé 6 soldats masqués dans leur salon.

En cherchant le nom du gamin sur la carte d’identité de son père l’officier a eu l’air "choqué" quand il s’est rendu compte qu’il devait arrêter un enfant, relate Saher, le père de Sameer.

"J’ai dit : ’Il est trop jeune ; que lui reprochez-vous ? -Je ne sais pas’ a-t-il répondu". Ils lui ont mis un bandeau sur les yeux, lui ont attaché les mains derrière le dos avec des cordes en plastique qui lui faisaient mal, puis ils ont poussé Sameer dans un Jeep. Son père lui a crié de ne pas avoir peur. "Nous avons tous crié" dit son père. "Je connais mes fils, ils ne jettent pas de pierres."

Pendant les heures précédents son interrogatoire, Sameer a été obligé de garder les yeux bandés et les mains liées et on l’a empêché de dormir. Ensuite on l’a emmené à l’interrogatoire sans être accompagné d’homme de loi ou d’un parent, et un homme l’a accusé d’avoir participé à une manifestation et lui a montré une photo d’un enfant qui jetait des pierres en affirmant que c’était lui.

"Il m’a dit : ’C’est toi’ et j’ai dit que ce n’était pas moi. Alors il m’a demandé : ’Qui c’est ?’ et j’ai dit que je ne savais pas" raconte Sameer. "A moment donné, l’homme s’est mis à hurler et m’a attrapé par le col et a dit : "Je vais te jeter par la fenêtre et de battre avec un bâton si tu n’avoues pas."

Sameer, qui protestait de son innocence a eu de la chance, il a été relâché quelques heures plus tard. Mais la plupart des enfants sont si effrayés qu’ils signent une confession par peur des violences physiques ou quand on menace leur famille de représailles comme le retrait de leurs permis de travail.

Quand l’enfant a signé une confession, l’avocat lui conseille généralement de faire un plea-bargain (plaider coupable en échange d’une réduction de peine NdT) et d’aller en prison pour une période donnée même s’il n’a rien fait. Plaider l’innocence l’expose à de longues procédures judiciaires pendant lesquelles l’enfant est presque toujours détenu en prison. Les acquittements sont exceptionnels. C’est un tribunal militaire, il faut savoir que la justice ici n’existe pas" explique Gabi Lasky un homme de loi israélien qu a représenté beaucoup d’enfants.

Il y a beaucoup d’enfants palestiniens qui vivent dans de villages de Cisjordanie qui se trouvent à proximité du Mur de Séparation et de colonies juives implantées sur des terres palestiniennes. Des formes de protestation largement non violentes se sont développées dans certains de ces endroits ; parfois au cours des manifestations il y a des enfants qui jettent des pierres et les raids israéliens sont courants. Mais les hommes de loi et les organisations des droits de l’homme ne cessent de dénoncer la politique israélienne d’arrêter les enfants des villages qui résistent à l’occupation.

Le plus souvent des enfants dont certains n’ont que 12 ans sont sortis du lit en pleine nuit. On leur met des menottes, leur bande les yeux, les prive de sommeil et de nourriture, leur impose de longs interrogatoires et les force à signer des aveux en Hébreu, une langue que la plupart ne savent pas lire.

L’organisation des droits de l’homme israélienne B’Tselem affirme que "les droits des mineurs font l’objet de graves violations, que la loi échoue totalement à protéger leurs droits et que les rares droits que la loi leur accorde ne sont pas respectés."

Israël affirme que l’esprit de la loi qu’il applique aux mineurs palestiniens est le même que pour les jeunes juifs, mais en pratique c’est rarement le cas. Par exemple, les enfants ne devraient pas être arrêtés pendant la nuit, les avocats et les parents devraient pouvoir assister à l’interrogatoire et on devrait lire leurs droits aux enfants. Mais tout ceci est considéré comme des recommandations et non comme des exigences légales et est rarement respecté. De plus l’âge légal de la majorité en Israël est 18 ans tandis que les Palestiniens sont considérés comme des adultes à partir de 16 ans.

Selon les avocats et militants, plus de 200 enfants palestiniens se trouvent dans des prisons israéliennes. "Vous voulez arrêter ces enfants et les juger ? Très bien, mais alors faîtes-le dans le cadre de la loi israélienne. Respectez leurs droits !"

Dans le cas d’Islam, l’enfant qui est sur la vidéo, son avocat, Madame Lasky, pense que la vidéo apporte la preuve de graves irrégularités pendant l’interrogatoire.

En particulier, l’interrogateur n’a pas informé Islam de son droit de rester silencieux même quand son avocat a supplié en vain d’être autorisé à le rencontrer. Au contraire, l’interrogateur a insisté pour qu’Islam lui parle à lui et à ses collègues en lui laissant entendre que s’il le faisait il serait libéré comme le suggère le geste d’un des interrogateurs qu’on voit frapper la paume de sa main de son poing fermé.

A la fin de l’interrogatoire, Islam éclate en sanglots et incapable de résister plus longtemps à ses interrogateurs semble leur donner ce qu’ils veulent. On voit sa main se déplacer à contre-coeur sur des pages de photos qu’on lui montre et identifier des hommes de son village qui seront tous arrêtés pour avoir manifesté.

Madame Lasky espère que cette vidéo va changer la manière dont sont traités les enfants des territoires occupés, et qu’en particulier on cessera de les forcer à dénoncer d’autres personnes ce qui selon les avocats est le principal objectif de ces interrogatoires. La vidéo a permis de sortir Islam de prison ; il est maintenant en liberté surveillée et pourrait même être complètement blanchi de l’accusation de lancer des pierres. Mais pour le moment Islam est silencieux, prostré et malheureux. A quelques mètres de sa maison de Nabi Saleh se trouve celle de sa cousine dont le mari est en prison en attendant son procès avec une douzaine d’autres hommes arrêtés suite aux "aveux" d’Islam.

Sa cousine est magnanime. "C’est une victime, ce n’est qu’un enfant" explique Nariman Tamimi, 35 ans, dont le mari, Bassem, 45 ans, est en prison. "Il ne faut pas lui en vouloir de ce qui est arrivé. Il a subi d’énormes pressions."

La politique israélienne a été une réussite dans un certain sens : en semant la terreur parmi les enfants, elle les a découragé de participer aux manifestations. Mais les enfants sont traumatisés, il font des cauchemars et sont incontinents. La plupart ont manque une année d’école ou n’ont pas pu poursuivre du tout leurs études.

Ceux qui critiquent cette politique disent qu’Israël est en train de fabriquer une nouvelle génération de militants aux coeurs pleins de haine contre Israël. D’autres disent que cela entache la réputation du pays. "Israël n’a pas le droit d’arrêter ces enfants, de les juger et de les opprimer," dit Madame Lalo, les yeux lançant des éclairs. "Ce ne sont pas nos enfants. Mon pays commet beaucoup de mauvaises actions et les justifie. Nous devrions être exemplaires mais nous sommes devenus un état oppresseur."

 

Les chiffres de la détention des enfants:

 

7 000 : Le nombre estimé d’enfants palestiniens détenus et jugés dans les tribunaux militaires israéliens depuis 2000 selon un rapport de Defence for Children International Palestine (DCIP).

87 : le pourcentage d’enfants soumis à des violences physiques pendant leur détention. On pense qu’on bande les yeux à environ 91% d’entre eux à un moment ou un autre de leur détention.

12 : L’âge minimum de la responsabilité criminelle selon l’Ordre Militaire 1651.

62 : Le pourcentage d’enfants arrêtés entre minuit et 5H du matin.

 

Pour consulter l’original :

 

http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/how-isra...

 

Traduction : Dominique Muselet

Par yassin
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 16:27






A partir de 3 heures du matin, ils se pressent sous un auvent de tôle pour s'abriter du froid. Le check-point de Makkabim n'ouvre qu'à 5 heures, mais plus on est là tôt, plus on passe vite. Une Jeep de l'armée israélienne est postée à une cinquantaine de mètres. Un soldat fait régner l'ordre dans la foule qui grossit au fil de l'aube naissante : cette main-d'oeuvre palestinienne vient des villages environnants, mais également de beaucoup plus loin en Cisjordanie, Bethléem, Hébron, Ramallah.

Tous arrivent par une petite route bloquée par des cubes de ciment et traversent, à pied, l'autoroute 443, afin de pouvoir pénétrer en Israël. Tous vont louer leurs services à des entreprises. Pour pouvoir le faire, ils doivent obtenir un permis de trois mois. Vers 5 heures, ils sont plusieurs centaines à attendre leur tour face à deux guérites où des soldats examinent leurs papiers puis fouillent leurs sacs en plastique emplis des victuailles pour la journée.

"On nous traite comme des animaux, comme du bétail, raconte l'un des travailleurs palestiniens. Lorsqu'il pleut, c'est terrible ! L'autre jour, les soldats ont dispersé les feux que nous avions allumés pour nous réchauffer. Comme punition, on n'a pas pu aller travailler. Une journée de perdue !"

Chaque jour, le même scénario se reproduit au check-point Makkabim sur la route 443, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Jérusalem. "Tout dépend du capitaine. Quelquefois cela se passe bien, d'autres fois c'est le calvaire. On se fait insulter, crier dessus. Nous sommes des esclaves", explique un ouvrier, dans ses vêtements de travail maculés de plâtre. Le va-et-vient des véhicules militaires est incessant en raison de la présence d'une base militaire située à proximité. Nous sommes juste à la frontière de la Cisjordanie.

Une fois le check-point franchi, une nouvelle attente commence, celle de l'employeur venu chercher ses ouvriers. On s'entasse dans des camionnettes, des taxis, vers les lieux de labeur. Beaucoup se lèvent à 2 heures ou 3 heures pour gagner leur pitance. "Nous n'avons pas le choix. Chez nous, il n'y a pas de travail." Le soir, à partir de 16 heures, la navette s'effectue dans l'autre sens. Les employeurs ramènent leurs employés. Ils sont déversés devant les blocs de béton et repartent chez eux, en Cisjordanie, avec 200 ou 250 shekels (37 ou 47 euros) en poche.

Certains sont à vélo. Ils reviennent de Modi'in, la ville-dortoir israélienne à mi-chemin entre Jérusalem et Tel-Aviv, qui se développe comme un énorme champignon blanc à flanc de colline. Beaucoup ont leurs outils dans leur sacoche et d'autres rapportent quelques matériaux de récupération qui enjoliveront leur maison. Quelques-uns louent leur force de travail à la journée, d'autres à la semaine ou au mois. Patrons et ouvriers se connaissent. Certains depuis longtemps. D'ailleurs, le permis ne s'obtient qu'après demande de l'employeur.

L'un d'entre eux, Nimrod Kriegel, est satisfait. Cela fait des années qu'il fait travailler le père dans son entreprise de jardinage. Aujourd'hui, il a embauché le fils. "Je le fais pour aider les Palestiniens et parce que l'on ne trouve personne en Israël. Je pense que le sort qui est fait aux Palestiniens est une honte. La loi devrait être la même pour tout le monde. Et, croyez-moi, je ne suis pas le seul à le penser !"

Une voiture de police s'arrête. Une lueur d'inquiétude passe dans les yeux de ces frontaliers. Mais ce ne sont que deux Palestiniens que les forces de l'ordre ramènent au bercail, menottés et jambes entravées. Ils ont été cueillis à Tel-Aviv sans permis et donc réexpédiés de l'autre côté de la barrière. "M'en fous, dit George, j'y retournerai. Ce n'est pas la première ni la dernière fois que je suis expulsé." Policier à Ramallah, il explique : "Je veux gagner de l'argent et trouver un vrai job."

Le check-point Makkabim est un goulot d'étranglement situé sur la barrière de sécurité qui sépare Israël des territoires occupés. La route 443, située en territoire palestinien, est devenue le deuxième axe permettant de relier Tel-Aviv à Jérusalem avec la route numéro 1. Pour l'agrandir, les Israéliens ont saisi les terres des Palestiniens, assurant que la loi l'autorisait parce que c'était "au bénéfice de la population locale".

Lorsque la deuxième Intifada a éclaté, en septembre 2000, la 443 est devenue périlleuse pour les usagers israéliens. Il y a eu des attaques et des jets de pierres. En 2002, l'usage en a été interdit aux Palestiniens car, en plus, elle conduit à plusieurs colonies. Depuis, un long mur jouxte, de chaque côté, cette autoroute. Mais les Palestiniens n'ont toujours pas le droit de l'emprunter. Sept villages comptant entre 30 000 et 35 000 habitants sont coupés de leur voie naturelle. La population fait de longs détours pour se déplacer. Pour franchir la 443, des tunnels et un pont ont été aménagés.

Les flots de voitures ne se mélangent plus. D'un côté les Israéliens, de l'autre les Palestiniens. Ces derniers l'appellent désormais "la route de l'apartheid". "La route de l'apartheid qui conduit au check-point de la honte", font remarquer deux dames d'un certain âge venues constater sur place comment les Palestiniens sont traités. Toutes deux appartiennent à l'organisation Marsom Watch, spécialisée dans la surveillance de ces points de passage. "Je viens d'Afrique du Sud, s'indigne Hannah Darag. J'ai connu l'apartheid. Je ne vois pas la différence. Quelquefois, j'ai honte de ce que nous avons contribué à faire naître." Pour le professeur David Kretzmer, spécialiste de droit international à l'université hébraïque de Jérusalem, "la route 443 est l'exemple de la tyrannie de l'occupation".

Beit Sira, l'un des plus gros villages palestiniens situés près du check-point Makkabim, est en train de dépérir car il est coupé du monde. "S'ils ferment le tunnel, nous sommes prisonniers, constate Abou Ahmed, 30 ans, employé à la mairie. Pour aller à Ramallah, il nous faut désormais cinq fois plus de temps. Trois personnes sont mortes d'infarctus parce qu'elles sont arrivées trop tard à l'hôpital. Ce n'est même pas la peine d'appeler
les pompiers s'il y a le feu, car tout sera fini avant qu'ils arrivent. Toutes les marchandises coûtent plus cher à cause de l'allongement du transport alors que la 443 est à moins de 1 km."


L'association de défense des droits de l'homme B'Tselem souligne que, depuis que cette interdiction est en vigueur, plus de cent petits commerces ont été contraints de fermer leurs portes. Un vieil habitant de Beit Sira rappelle que son père a aidé à construire cette route sous le mandat britannique, que des terres ont été prises à sa famille pour l'élargir et que, désormais, ils n'ont plus le droit d'y mettre les pieds. L'affaire n'est pas close sur le plan judiciaire. Des recours ont été intentés contre cette spoliation doublée d'une ségrégation.


Le maire de Beit Sira, Ali Abou Saffia, qui a pris la tête de la lutte contre la fermeture de la 443 aux Palestiniens, espère que la Cour suprême d'Israël leur donnera raison. Il a refusé la proposition de l'administration militaire de mettre en place un service d'autocars dûment contrôlés qui seraient autorisés à utiliser la 443 seulement de jour. Le maire a estimé que cela aurait été une manière d'accepter cet état de fait. L'armée fait valoir qu'il est de son devoir de protéger les automobilistes israéliens. Tout Palestinien surpris en train de traverser la 443 est passible d'une forte amende. Plusieurs miradors en béton hauts d'une quinzaine de mètres permettent de surveiller toutes les allées et venues. Le tunnel n'autorise le passage que d'une seule voiture à la fois.

De l'autre côté, dans le village de Deir Qaddis, Abdul Rahim Nasser, secrétaire du conseil des communes, sort d'immenses cartes pour expliquer comment est né leur isolement. Comment ils se sont battus pour faire modifier à trois reprises le tracé du mur. Quels chemins détournés ils sont obligés de prendre pour se rendre à Ramallah. Pour expliquer comment, aussi, son village est désormais cerné par les colonies et les implantations sauvages. "Ils confisquent les terres selon leur bon vouloir, dit-il. Ils nous l'annoncent en jetant les papiers par terre ou en les épinglant contre les arbres. Et nous n'avons même pas la possibilité de nous rendre à Jérusalem pour nous plaindre."

 

Abdul Rahim Nasser montre les maisons blanches de Modi'in Illit construites sur les terres palestiniennes. Il désigne du doigt les colonies sauvages de Nili et Na'alé qui se sont installées "sur les champs où l'on semait du blé et de l'avoine". Au loin, une énorme carrière a éventré une colline pour fournir les matériaux nécessaires à l'extension de Modi'in Illit. La construction marche bien dans les colonies. Et ce sont les Palestiniens qui fournissent une partie de la main-d'oeuvre. Ceux qui chaque jour subissent les vexations au check-point de Makkabim.

 

Régulièrement, des manifestations ont lieu pour protester contre la ségrégation de la 443 et dénoncer le sort fait aux habitants de ce secteur qui ont toujours vécu sur ces terres. Abdul Rahim Nasser montre sur une étagère les cartouches de grenades lacrymogènes et quelques douilles de balles, témoignages d'une lutte contre l'envahisseur. Mais il n'y croit plus guère. "Qui s'intéresse à nous à part quelques Israéliens qui ont mauvaise conscience ?" Et d'ajouter : "La seule question qui se pose est de savoir jusqu'où cela va aller. Je suis convaincu que les Israéliens ne veulent pas la paix. Ils continuent de nous annexer."


Michel Bôle-Richard Le Monde 15/03/2008


Par yassin
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